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1 Court mais qui en dit long...

un rendez-vous à ne pas rater est fixé pour aujourd'hui à El Teatro. Il s'agit de la 2e rencontre artistique de la 24e saison, intitulée Courtes mais bonnes, s'articulant autour de la courte expression ou sur ce que l'on appelle le «court théâtre». 
A l'instar du court-métrage ou de la nouvelle, ce concept original est une sorte d'exercice de style artistique et conceptuel présentant des œuvres d’une durée de 4 à 10 minutes au maximum en théâtre, musique, danse, chant, installation plastique, etc.
Plusieurs artistes, toutes disciplines confondues, ont répondu présent à l'appel, se prêtant ainsi au jeu du “court”. C'est le cas de  Naoufel Azara  qui nous présentera l'Acte sans fin (10mn), mettant  en situation deux femmes et un homme. Ce dernier revient du front, muni de son appareil photo numérique...  Moez Gdiri, avec Street (6mn) où, en l'absence de parole, l'acte se fait témoignage. Hatem Karoui sera également de la partie avec Révolution, une œuvre de 7mn,  mettant en scène un homme "politique" de la 25e heure, qui s'adresse à la foule afin de les inciter à préserver les acquis de la révolution ...
L'on peut citer, également, Hatem Belhadj et son œuvre Aïe Phone (10mn), Soumaya Bouallagui avec Kâamistan (10mn), Abdelmonem Chouaiet qui nous présentera Antigone (5mn), Al thawra (8mn) de Alia Sallami et bien d'autres encore qui seront au rendez-vous, aujourd'hui et jusqu'au 30 de ce mois, sur les planches d'El Teatro.
Une autre rencontre théâtrale à ne pas rater, pas vraiment courte, mais tout aussi intéressante, autour de la pièce Débrayage, du 5 au 7 mai, signée Romain Matin et Sylver Gobille. Il s'agit d'une adaptation de  l'œuvre Débrayage de Remi Devos, avec Donia Hanayen, Afef Garchi, Med Osman Kilani, Yousr Galai,  Zied Ayadi, Issam Ayari et Selma Ben Youssef.
Des personnages sont lâchés dans la société contemporaine. Défilent alors, au cours de ces sketches grinçants et comiques à la fois, des situations de débrayage où, par pression, par angoisse, par peur de la perte, du travail le plus souvent, ils passent de la normalité (mais la société est-elle normale ?) à la crise, à l'explosion, à un état hors de soi qui provoque des réactions en chaîne...

La presse - 20 avril 2011 - Maysam MAROUKI
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